Méta-Jardin

06.07.2222.07.22

Photographies d’étudiant·e·s de l’École supérieure des beaux-arts de Nîmes et de l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles

Exposition du 7 au 22 juillet 2022
Vernissage le 6 juillet à 18 h 

L’exposition Méta-Jardin est l’aboutissement d’un projet mené par Tadashi Ono et Brigitte Bauer, photographes et enseignant·e·s, avec 22 étudiant·e·s de l’ésban et de l’ENSP et Morteza Herati, artiste invité. Durant  l’année 2021 – 2022, au rythme de leurs multiples déambulations dans un périmètre se situant entre les villes d’Arles et de Nîmes ainsi qu’à leurs abords (Berre l’Étang, La Grande Motte, Pont-du-Gard, entre autres), il·elle·s ont cherché à documenter, réinterpréter, appréhender visuellement la complexité de notre environnement de manière singulière et multiple.

Reconsidérer la notion de jardin

Les récentes et successives restrictions de déplacements dues au contexte sanitaire nous ont amené à reconsidérer nos habitudes face à l’espace qui nous entoure dans notre quotidien urbain. Nous serions désormais plus attentifs au rapport que nous entretenons avec l’univers des vivants et prêts à observer notre milieu de manière alternative, tout en étant conscients de notre ère appelée l’Anthropocène.

Pour l’exposition Méta-Jardin, nous cherchons à reconsidérer et à redéfinir la notion de jardin comme l’espace d’expérience physique et visuelle, où nous prenons conscience l’environnement, de paysage, de marche, et d’image comme jardin virtuel. Les travaux visuels nés de ces questionnements et des séances d’exploration, prennent plusieurs formes : photographie numérique et argentique, vidéo, anthotype, installation, édition.

Extrait du texte de présentation écrit par les étudiant·e·s

« Selon le paysagiste Gilles Clément, nous évoluons dans un Jardin planétaire. Le monde, cet enclos géant, abrite des milliers d’espèces animales et végétales qui co-existent, se croisent et évoluent, à travers un phénomène de vagabondage. Le vivant, par essence, se caractérise par ses mouvements, de la même façon que les traditions culturelles et intellectuelles mises en place par l’homme définissent ses façons de vivre avec et dans le monde au fil des époques. Mais qu’y a-t-il au-delà du jardin et que racontent nos façons de cohabiter ? »

Les participant·e·s

Tarek Al Haddad, Adam Baillon, Doriane Bellet, Brigitte Bertelle, Simon Bouillère, Camille Canal, François Charbonnier, Nicolas Coquel, Florian Dautcourt , Antonio Del Vecchio, Thelma Garcia, Morteza Herati*, Carmen Koerner, Antonin Langlinay, Lucie Le Cocquen, France-Lan Lê Vu, Huiqin Li, Laure Marc, Arthur Morin, Clarisse Piot, Kaelis Robert, Anaïs Roubertou, Marton Takacs.

*Morteza Herati, photographe afghan, bénéficie du programme du Collège de France « Pause » (Programme national d’accueil en urgence des scientifiques et artistes en exil), dans le cadre duquel il est accueilli par l’ésban et de l’Ensep et associé à des programmes pédagogiques et artistiques des deux établissements.

Entretien avec Jennifer Conejero et Qiao Wang